

Rendre visible et comprendre ce qui anime notre présence au monde.
Tracer, effacer, se confronter au geste,à ce qui jaillit ou qui se dérobe.
Laisser émerger la part invisible du réel.
Le travail se fait sur papier.
Saturé d’encre, de brou de noix, de craie, de pastel, d’écriture,
il garde, tel les palimpsestes, les traces du temps et se charge d’humanité.
Dans le creuset de l’atelier, les papiers vont être pliés, suspendus, marouflés. Empruntant des voies mystérieuses et souterraines,
les séries s’élaborent,
se complètent et dialoguent entres-elles.
La fébrilité du papier, la subtilité et la profondeur des tons sourds,
l’accumulation des rythmes et des traces d’écriture, donnent vie aux œuvres
et viennent percuter nos mémoires tant individuelles que collectives.